Niamey, Niger – C’est avec un sentiment de « profonde gratitude » que la direction du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) a dressé le bilan de sa récente mission de sensibilisation à travers les huit régions du pays. Cette tournée, initiée pour vulgariser les nouvelles ordonnances et mobiliser les ressources suite à l’appel de « Tillabéri », s’est soldée par une adhésion massive des populations.
La Présidente du FSSP, Mme Moussa Hassane Reki Djermakoye a ouvert ce point de presse avec émotion :
« C’est avec un profond sentiment de reconnaissance et de gratitude que je vous présente […] nos chaleureuses salutations et vous remercie pour votre présence. »
Voici les points essentiels de ce bilan, entre mobilisation historique et clarification des nouveaux dispositifs.
Une moisson financière de 772 millions de FCFA
La réponse des Nigériens à l’appel à l’effort national a été immédiate. La mission a permis de collecter une somme exceptionnelle, témoignant de l’engagement citoyen.
La Présidente a déclaré :
« Les Nigériens ont vraiment répondu. Nous avons pu collecter la somme totale de 772 690 665 francs CFA. »
La répartition géographique des contributions est la suivante :
- Niamey : 25 %
- Agadez : 19 %
- Tillabéri : 18 %
- Dosso : 15 %
- Tahoua : 10 %
- Le reste : Réparti entre Zinder, Maradi, Diffa et la Diaspora.
Les objectifs atteints : une mission de proximité
Cette tournée n’était pas seulement une collecte de fonds, mais une vaste campagne d’explication suite à l’adoption de l’ordonnance du 22 octobre 2025. La délégation a sillonné plus du quart des départements du Niger, réalisant 55 activités majeures et rencontrant plus de 50 000 personnes.
Sur les objectifs, la Présidente précise :
« D’abord vulgariser les nouvelles mesures qui sont consignées dans la nouvelle ordonnance […] Ensuite rencontrer les collectivités pour présenter le dispositif de collecte des 100 francs. »
Le dispositif des « 100 Francs » : comment ça marche ?
L’un des points centraux de la mission était de structurer la collecte de la contribution patriotique au niveau local. Le mot d’ordre est la décentralisation.
« La responsabilité est donnée au village et aux tribus au niveau du monde rural, et au niveau du monde urbain, la responsabilité est donnée au niveau des quartiers. »
Pour garantir la transparence, chaque entité doit mettre en place un comité de 5 personnes. Les administrateurs délégués doivent veiller à cette composition stricte :
- Le Chef de village ou de quartier.
- Un représentant religieux.
- Une représentante des femmes.
- Un représentant des jeunes.
- Un acteur socioprofessionnel local.
Il est recommandé que ce comité organise, « une fois dans le mois », une journée dédiée à l’appel à la solidarité nationale.
L’école : pédagogie avant tout
Le FSSP a tenu à lever toute équivoque concernant l’extension de la collecte aux établissements scolaires. L’objectif dépasse la simple collecte de fonds ; il s’agit de former la conscience citoyenne.
« Il a été recommandé à ce que la collecte des 100 francs soit élargie jusque dans les établissements scolaires. Ici, pas seulement à cause des aspects pécuniaires, mais à cause du caractère pédagogique à instaurer au sein des écoles. »
La Présidente invite les parents à « créer de l’espace afin d’échanger avec les enfants à la maison, d’abord sur la patrie, sur les enjeux de la souveraineté » et à encourager les enfants à s’inscrire dans « un processus d’épargne à partir de leurs frais de récréation. »Le mot de la fin
Le bilan se clôt sur une note de satisfaction et de remerciement envers le peuple nigérien pour son sacrifice et sa spontanéité.
« Je voudrais également présenter nos sincères remerciements à tous les Nigériens pour les sacrifices consentis afin de répondre spontanément à l’appel du Président de la République. »
Ce que vous pouvez faire maintenant
Si vous souhaitez contribuer, rapprochez-vous du comité de votre quartier ou de votre village pour connaître la date de la prochaine journée de solidarité mensuelle.

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